{"id":3037,"date":"2020-09-25T06:08:31","date_gmt":"2020-09-25T06:08:31","guid":{"rendered":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/?p=3037"},"modified":"2020-09-21T09:11:44","modified_gmt":"2020-09-21T09:11:44","slug":"la-rencontre-d-yvonne-de-quievrecourt-et-d-alain-fournier","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/2020\/09\/25\/la-rencontre-d-yvonne-de-quievrecourt-et-d-alain-fournier\/","title":{"rendered":"La Rencontre D Yvonne De Qui\u00e8vrecourt Et D Alain Fournier"},"content":{"rendered":"<p>Et saffirme \u00e0 la fois. Cette version, qui me satisfaisait pleinement, est bien celle dont je m\u00e9tais inspir\u00e9 pour r\u00e9diger mon article. Folie denfants dit-elle. Elle me demande de ne plus chercher \u00e0 la rejoindre. Mais \u00e0 limproviste il \u00e9tait sorti avec une excuse. Fran\u00e7ois \u00e9tait l\u00e0, et dit \u00e0 Meaulnes  Je ne suis pas certain quAlain-Fournier aurait appr\u00e9ci\u00e9 cette censure.  La correspondance abondante \u00e9chang\u00e9e entre lauteur et Jacques Rivi\u00e8re entre 1905 et 1914 donne les cl\u00e9s de la part de r\u00e9alit\u00e9 qui habille la fiction. Elle r\u00e9v\u00e8le aussi la soif de lecture et de culture dun jeune homme qui a c\u00f4toy\u00e9 les grands \u00e9crivains de son \u00e9poque, tels Charles P\u00e9guy, Andr\u00e9 Gide, Marguerite Audoux et Paul Claudel. Elle apporte la cl\u00e9 des influences Charles Dickens, Robert Louis Stevenson, Daniel Defoe dont une phrase, tir\u00e9e de Robinson Cruso\u00e9, sert de titre \u00e0 un chapitre, Francis Jammes, Maurice Maeterlinck, Thomas Hardy, Arthur Rimbaud et tant dautres qui ont pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 la longue gestation du roman durant huit ann\u00e9es. <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/referentiel.nouvelobs.com\/file\/6912978.jpg\" alt=\"la rencontre d yvonne de qui\u00e8vrecourt et d alain fournier\" align=\"left\"> Pourtant au fond quelle joie secr\u00e8te, quel renouveau. Comme je suis jeune! JRAF, II, 369 ; id. Fin sourire, ma petite fille qui baisse la t\u00eate en riant et qui se moque Les enqu\u00eateurs ont en effet perquisitionn\u00e9 les \u00e9ditions Gallimard, qui ont publi\u00e9 les \u00e9crits de Gabriel Matzneff, dont Christian Giudicelli \u00e9tait l\u00e9diteur. Ils le soup\u00e7onneraient notamment davoir cach\u00e9 chez lui des documents compromettants, parmi lesquels des lettres et des photos de Vanessa Springora. Cette derni\u00e8re, qui vient de publier Le consentement \u00e9ditions Grasset, 208 p, 18, accuse Gabriel Matzneff davoir abus\u00e9 delle alors quelle \u00e9tait mineure Jean-Marie Laclavetine <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/www.mediatheque-bourges.fr\/media\/bibpil\/pilext\/medias\/images\/04_archives\/01_fonds_riviere_fournier\/01_reperes_bio\/riviere\/galerie\/img040.jpg\" alt=\"la rencontre d yvonne de qui\u00e8vrecourt et d alain fournier\" align=\"center\"> avaient vendu leur Domaine et quils vivaient dans un petite maison \u00e0 une \u00e9tage dans campagne. Les visages, d\u00e8s quils se penchaient, sous cette faible clart\u00e9, 5 \u00e9tait le huiti\u00e8me anniversaire du jour o\u00f9 jai rencontr\u00e9 Yvonne de Quune fleur, par exemple, un parfum, vous voyez bien que lon a tout eu, quon a tout, que lon aspire tout 1901, en r\u00e9sidence \u00e0 PARIS, Secr\u00e9taire du Directeur de la Livre: Le grand Meaulnes, roman, Alain-Fournier, Larousse, Classiques Larousse, 9782035844545-Librairie Les Lisi\u00e8res Son r\u00e9cit termin\u00e9, Meaulnes confie \u00e0 Fran\u00e7ois son d\u00e9sir imp\u00e9rieux de retrouver le domaine myst\u00e9rieux et la jeune femme, Tous deux consultent la carte de la r\u00e9gion, mais il leur manque des indices pour localiser lendroit. Cest un boh\u00e9mien, de passage \u00e0 Sainte-Agathe, qui aide Meaulnes \u00e0 situer le domaine. Il r\u00e9v\u00e8le son identit\u00e9 : il est le fr\u00e8re dYvonne. Frantz apprend \u00e9galement \u00e0 Meaulnes que sa s\u0153ur vit \u00e0 Paris. \u00c0 la demande de Frantz, les trois adolescents concluent un pacte damiti\u00e9 : au premier appel convenu, chacun volera au secours de lautre en difficult\u00e9. Meaulnes quitte Sainte-Agathe pour aller terminer ses \u00e9tudes \u00e0 Paris, mais, en fait, dans le but de retrouver Yvonne. Il apprend, de la bouche dune jeune fille qui semble \u00e9galement guetter quelquun, quYvonne est mari\u00e9e et a quitt\u00e9 Paris. Meaulnes envoie \u00e0 Fran\u00e7ois des lettres d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9es. En vacances chez son oncle \u00e0 quelques kilom\u00e8tres de Sainte-Agathe, Fran\u00e7ois rencontre Yvonne de Galais ; elle nest pas mari\u00e9e, vit avec son vieux p\u00e8re dans leur propri\u00e9t\u00e9 d\u00e9labr\u00e9e. Fran\u00e7ois prie imm\u00e9diatement Meaulnes de revenir, et une f\u00eate est organis\u00e9e pour permettre aux jeunes gens de se retrouver. Mais, malgr\u00e9 les retrouvailles, Meaulnes est sombre, comme absent. Quelque chose lemp\u00eache d\u00eatre heureux avec Yvonne. Des fian\u00e7ailles et le mariage sont quand m\u00eame d\u00e9cid\u00e9s ; mais, la nuit m\u00eame des noces, lappel de d\u00e9tresse de Frantz retentit et Meaulnes sy rend, laissant sa jeune \u00e9pouse seule et inqui\u00e8te. Le 1er juin 1905, jour de lAscension, Henri Fournier rencontre celle qui deviendra le grand amour de sa vie : Yvonne de Qui\u00e8vrecourt lui appara\u00eet devant le Grand-Palais \u00e0 Paris, apr\u00e8s quil a visit\u00e9 le Salon de la Nationale. Cest en descendant lescalier quil laper\u00e7oit et que son image se grave en lui, celle dune femme blonde, \u00e9l\u00e9gante et \u00e9lanc\u00e9e : la jeune fille de ses r\u00eaves. Il la suit alors et embarque avec elle sur un bateau mouche, puis rep\u00e8re sa maison. Les jours suivants, il la guette sous sa fen\u00eatre. Il laborde finalement le 11 juin, et entame avec elle une conversation \u00e0 la fois longue et myst\u00e9rieuse. Malgr\u00e9 la bri\u00e8vet\u00e9 de la rencontre et un unique t\u00eate-\u00e0-t\u00eate comme souvenir delle, il nourrit un amour profond pour cette femme dont il na plus de nouvelles et quil cherche, depuis, d\u00e9sesp\u00e9r\u00e9ment. De m\u00eame que pour son h\u00e9ros, il a suffi dune conversation pour quelle le hante : <img decoding=\"async\" src=\"http:\/\/jacqueline.verstraet.free.fr\/poete\/alain_fournier\/berthold_mahn2.jpg\" alt=\"la rencontre d yvonne de qui\u00e8vrecourt et d alain fournier\" align=\"left\"> ou de bergerie abandonn\u00e9e, bois de sapins, la place de l\u00e9glise, les bois des  G\u00e9rard Gefen, \u00e9crivain et musicologue, collaborateur d Histoires litt\u00e9raires, nous a quitt\u00e9s le 6 ao\u00fbt dernier. Il \u00e9tait producteur \u00e0 Radio-France, et on lui doit un grand nombre d\u00e9missions et de collaborations \u00e0 la presse musicale, ainsi que plusieurs traductions. Parmi ses ouvrages, on retiendra : Furtw\u00e4ngler, une biographie par le disque 1986, Histoire de la musique anglaise1992, Les Musiciens et la franc-ma\u00e7onnerie 1993, Maisons de musiciens, photographies de Christine Bastin et Jacques Evrard 1997, Wilhelm Furtw\u00e4ngler, la puissance et la gloire 2001, Pianos, photographies de Gilbert Nencioli 2002, plusieurs romans dont LAssassinat de Jean-Marie Leclair, 1990 et de nombreuses contributions dans des ouvrages collectifs mer. En rentrant \u00e0 Sainte-Agathe M. Seurel, Jasmin et autres gar\u00e7ons avaient pris un Apr\u00e8s quatre pages laiss\u00e9es en blanc on avait recommence \u00e0 \u00e9crire. Vieilles, des messieurs et des dames. Il y avait une grande air de f\u00eate et Meaulnes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>la rencontre d yvonne de qui\u00e8vrecourt et d alain fournier<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[1],"tags":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3037"}],"collection":[{"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3037"}],"version-history":[{"count":1,"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3037\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":3038,"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3037\/revisions\/3038"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3037"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3037"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/sbs.midnightmachines.io\/wordpress\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3037"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}